DossierFaut-il repenser le tourisme ?
« La face cachée de l’écotourisme »

Entretien avec Fabienne Lemarchand paru le 7 juillet 2018

L’écotourisme, cette forme de tourisme qui se veut équilibré, durable et responsable vis-à-vis de l’environnement et des populations locales, est-il victime de son succès ? Cette question est au cœur des travaux de Valérie Chansigaud, historienne des sciences et de l’environnement et  chercheuse associée au laboratoire SPHERE (Paris Diderot – CNRS).

Observer les orangs-outans de Sumatra ou les gorilles du Rwanda, randonner sur les terres des Massaï ou encore plonger avec les lions de mer de Nouvelle-Zélande. Ces dernières années, les offres pour voyager solidaire et écolo se multiplient. Même s’il ne représente encore que quelques pourcents du marché touristique mondial, ce mode de voyage né dans les années 1970, avec l’amorce du « retour à la nature », connaît une croissance de 20 à 30 % par an !

Un engouement qui n’est toutefois pas sans effets secondaires. « Tel qu’il se pratique actuellement, l’écotourisme lié à la biodiversité et à la faune sauvage s’avère ainsi peu profitable pour les populations locales, celles-là même qui devraient être les premières bénéficiaires. Il n’est en aucun cas une poche de liberté ou de respect de l’autre dans un monde fondamentalement inégalitaire, comme on l’entend parfois », tempère Valérie Chansigaud.

Pour lire la suite de cet entretien, consultez le site internet de l’université Paris-Diderot